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Quelqu'un pourra expliquer à mon organisme y compris mon cerveau que le but de la nuit, c'est principalement de dormir. Certes on peut faire autre chose, surtout dans un lit, mais moi j'y dors. Enfin, dormais. Cela fait 2semaines que je dors 4 à 5 heures par nuits, m'endormant à 2h ou 3h du matin.
Alors, pendant ces moments où le temps s'égrenne à une lenteur infinie, je fais comme tous les insomniaques du monde.
J'ouvre mes volets, et me mets à la fenêtre.
Je serai tentée d'allumer une cigarette, mais je ne le fais pas, car on friserait le stéréotype romanesque. Et puis, chose qui demeure assez importante aussi, c'est que je ne suis pas censée fumer. Oui, je maintiens ne pas être une fumeuse complètement givrée de son fin cylindre blanc et jaune.
Et l'haleine putride du lendemain, ça ira très bien sans moi.
Donc, de ma fenêtre, je rigole doucement en comptant le nombre de roman lu où dans lequel le personnage, prit par l'insomnie, est à sa fenêtre et pense lascivement à ses problèmes personnels, où nous, lecteurs, l'écoutons sagement, sautant quelque fois les passages les plus ennuyeux, mais on est tranquille il ne le saura jamais.
Quoiqu'il en soit, lui on l'écoute au moins.
Je ne veux pas finir par cette phrase, qui laisserait penser que personne ne m'écoute déblatérer mes problèmes et mes interrogations personnelles, ce qui est complètement faux.